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WHERE TO GO

« […]il y a toujours un hiatus entre le prescrit et le réalisé, entre le projet et ce qui est effectué, entre les plans et la réalisation. Ce hiatus est le lieu de l’inévaluable, le lieu des multiples détours imprévus par lesquels passent les individus pour réaliser l’objectif qu’ils s’étaient fixés au départ. Il y a de l’inévaluable, parce qu’il y a toujours du bricolage, toujours de la ruse, de l’adaptation, de la singularité »

Bertrand Ogilvie, Le travail à mort au temps du capitalisme absolu, L’arachnéen, p. 136

« Évaluer un travail, c’est d’abord réduire une activité à n’être qu’un Travail et c’est ensuite faire de ce Travail le lieu de l’assujettissement. »

 

Bertrand Ogilvie, Le travail à mort au temps du capitalisme absolu, L’arachnéen, p. 133

lescentrales

Pour comprendre le site minier de Tagebau Garzweiler de manière plus profonde dans sa géologie sociale et écologique, il faut arpenter les lieux qui s’organisent et se structurent dans ses alentours. Les centrales de Niederaussem, de Neurath et de Grevenbroich sont riches en enseignements à ce propos. Sans dévoiler plus qu’il ne faut les recherches en cours, ce qui émerge de plus en plus est l’évidence de la position stratégique de la région dans sa capacité de fourniture énergétique. De ce fait découle une véritable prise en main urbanistique et économique de l’environnement par des groupes industriels tel que RWE, ThyssenKrupp, Bayer ou encore BASF. Le spectacle de la mine à ciel ouvert de Tagebau Garzweiler est donc à saisir par une dynamique creusée dans la veine des rapports sociaux à l’ère du Capitalocène.

 

« Le spectacle n’est pas un ensemble d’images, mais un rapport social entre des personnes, médiatisé par des images. »
Guy Debord, La Société du Spectacle, éditions Gallimard, collection folio, p.16