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WHERE TO GO

Seit zwei Jahren besuche ich regelmäßig die offene Grube vom Tagebau Garzweiler. Dort nehme ich Videosequenzen und Klänge auf und fotografiere. Die Anhäufung von Videosequenzen und Klängen hat mich zu einem dokumentarischen Projekt geführt. Die Form des Projekts, das nun entsteht, ist experimentell und versucht, das Gefühl der schockierenden Erfahrung vor Ort zu übersetzen. Um einen ersten Entwurf des Projekts zu schreiben, brauche ich Zeit. Ich habe eine Crowdfunding-Kampagne gestartet, um diese Schreibphase zu unterstützen. Alle Informationen über Beiträge und Gegenleistungen finden Sie unter dieser Internetadresse:

https://fr.ulule.com/tagebau-garzweiler/

Der Tagebau und seine Umgebung ähneln einem Kriegsgebiet. Die 48 km2 große Grube ist wie ein Bombenkrater. Die Lebewesen wurden extrahiert, die Bewohner umgesiedelt, Dörfer und Ökosysteme zerstört. Es bleiben nur Kabel und Hochspannungskabinen, die sich zwischen der Grube und den Braunkohlekraftwerken wie in einer Kette aufreihen. Vertriebene Bewohner und Entwaldung sind nur die unmittelbar sichtbaren Auswirkungen eines sozialen, ökologischen und wirtschaftlichen Krieges. Die Dämpfe von giftigen Gasen, die bei der Verbrennung von Braunkohle entstehen, sind die unsichtbaren Wellen einer Klimazeitbombe.

Jeder Beitrag ist eine wertvolle Hilfe für die Realisierung des Films Tagebau Garzweiller. Vielen Dank im Voraus für Ihre Unterstützung!
Merci à Olivier Gengler et Dagmar Schenk pour la traduction 

Depuis deux ans, je me rend régulièrement sur le site de la mine à ciel ouvert de Tagebau Garzweiler. Sur les lieux, je filme des plans vidéos, je photographie et je collecte des sons. L’accumulation des plans vidéos, des sons m’a conduit à un projet de documentaire. La forme du projet qui émerge est expérimentale et tente de traduire le sentiment de sidération éprouvé sur le site.

La mine et ses environs ressemblent à une zone de guerre. La fosse de 48 km2 est comme un trou de bombe, un impact cataclysmique qui irradie le site et ses alentours. Des vivants ont été extraits, des habitants déplacés, des villages et des écosystèmes détruits. Il ne reste que des câbles, des cabines à haute tension qui s’éparpillent en chapelets entre la zone d’extraction et les centrales électriques alimentées par le lignite. Dans la fosse, des excavatrices pivotent lentement. Au bout de leur bras articulé, de plus de cent mètres de long, une roue dentée, de vingt et un mètres de diamètre, tourne vingt quatre heures sur vingt quatre pour extraire le combustible fossile. Des tapis roulant collectent et conduisent le lignite jusqu’à son point de stockage. Des camions et des pick-up circulent entre les machines. Une forêt vieille de plus de mille ans va être rasée pour permettre l’extension de la mine. Habitants déplacés et déforestation ne sont que les effets directement visibles d’une guerre sociale, écologique et économique. Les émanations des gaz toxiques produits lors de la combustion du lignite dans les centrales sont les ondes invisibles d’une bombe climatique à retardement.

Sur les abords de la mine, une passerelle métallique est installée, des touristes y viennent nombreux pour y voir le site. Les villages environnants sont accueillants et riches en architectures moyenâgeuses. Les terrasses des brasseries sont remplies de badauds et les cars touristiques encombrent les parkings. Une réserve naturelle sépare les villages de la zone minière.

Pour rassembler tout cela et écrire une première ébauche du projet, j’ai besoin de  temps. J’ai mis en place une campagne de financement participatif pour soutenir ce temps d’écriture. L’ensemble des informations concernant les contributions et les contreparties sont disponibles à cette adresse : https://fr.ulule.com/tagebau-garzweiler/.